
Free Party & répression : les rapports entre les pouvoirs publics et les teufs
Que se passe-t-il lorsqu’on tente de créer en dehors des cadres établis ?
Pourquoi certaines formes culturelles indépendantes suscitent-elles autant de tensions ? Et qu’est-ce que cela dit de notre rapport à la liberté, à l’autogestion et aux communs ?
A travers la culture free party, ce sont des questions d’indépendance, d’organisation collective et de récits alternatifs qui se dessinent. Nées en marge des circuits dominants, ces fêtes autogérées inventent d’autres manières de faire, de produire, de rassembler. Mais elles se heurtent aussi à des formes croissantes de contrôle et de répression.
Le temps d’une table ronde, L’Apéroteuf s’associe à Ground Control et ouvre un espace de dialogue autour des zones de friction entre les pouvoirs publics et les teufs. Acteurices institutionnelles, militants.es, journalistes et professionnels du droit croiseront leurs regards pour interroger ce que ces pratiques révèlent : Pourquoi dérangent-elles et pourquoi cristallisent-elles une telle répression ? Et que racontent-elles de notre époque ?
Quand ?
vendredi 10 avril
18h-00h30
Où ?
Pas Perdus, Charolais Club, Long Courrier
Tarif
Gratuit
programme
Atelier débat
18h-19h30
Pas Perdus
Ton avis compte :
Viens débattre avec tes potes sur des sujets qui nous concernent : La teuf, les galères, les keufs….
Avec l’aide de nos jeux d’ambiance made in T2R
Et/ou laisse une trace écrite dans nos fanzines participatifs ! (Dessin, slogan, question, collage…)
Ta parole compte aussi :
Ce sera aussi l’occasion de pouvoir vous tendre le micro,
Redonner de la portée à nos visions du monde souvent marginalisées et silenciées !»
Animation : Tek2rev
Table ronde “free party & répression : les rapports entre pouvoirs publics et teufs”
20h-21h30
Charolais Club
Une table ronde pour explorer comment l’indépendance s’exerce concrètement dans ses fêtes libres : entre création, contraintes, choix collectifs et luttes culturelles.
Une invitation à comprendre ce qui se joue derrière la fête, et à regarder autrement ces espaces temporaires qui interrogent les modèles dominants et redessinent, le temps d’une nuit ou d’un débat, d’autres possibles.
Modération : Anne Billoët, journaliste culture chez France Info
Avec :
Talesofraves, photographe militante
Tekno Anti rep, un collectif qui lutte contre la répression et la désinformation médiatique, un membre du collectif sera intervenant (il préfère rester anonyme).
Techno +, association qui, en plus de promouvoir la musique techno, s'est lancée dans une mission de réduction des risques liés aux pratiques festives et en particulier la consommation de substances psycho-actives.

Anne Billoët
Anne Billoët est journaliste, spécialisée en politique et cultures émergentes. Passionnée de musique, elle utilise sa formation en sociologie et son amour de la vie nocturne pour décortiquer les grandes thématiques qui traversent la scène underground dans le podcast qu'elle produit aujourd'hui, Chroniques de la Nuit. Elle consacre désormais tout son temps à la fabrication de ces épisodes documentaires au sound-design immersif, à la sélection des invités et à l'écriture des épisodes, ainsi qu’au lancement de son média qui croise techno et politique, Partis Basses. Sensible aux dynamiques de pouvoir et aux frictions sociales, elle pose sur le monde un regard façonné par la guerre qu’elle a vécue enfant au Liban (d’où son pseudo baerouth), les violences sociales expérimentées en tant que personne atteinte d’un TDAH et la conscience aigüe des privilèges desquels elle a pu profiter.

Talesofrave
Photographe militante, Talesofrave a commencé la photographie lors de son tour d’Europe en camion aménagé à travers 40 pays. Quelques années plus tard, elle découvre réellement le pouvoir de l’image et sa dimension sociale en partageant des images de manifestations puis une série photo sur la fête libre et la répression en France. Elle réalise que ses photographies sont des témoignages puissants qui permettent de documenter les mouvements sociaux et les milieux alternatifs, et de dépasser leur stigmatisation. Depuis, son exposition regroupant témoignages de violences policières et photographies en free party a été exposée dans 7 villes. Les images, prises sur le vif, témoignent de l’émotion du moment : la joie, la panique ou l’émotion des retrouvailles. Son appétence pour l’aspect politique de la photographie grandit d’année en année et elle se positionne comme une artiste de la convergence des luttes. Depuis 8 ans, elle couvre les mouvements sociaux à Paris : gilets jaunes, manifestation contre la loi sécurité globale, prides, teknoparade, manifestations féministes, anti-racistes et anti-fascistes. Actrice de la scène free party, elle prend la parole sur les réseaux sociaux et dans les médias pour défendre la culture tekno et la liberté de se rassembler spontanément.
À propos de Tekno Anti Rep
Le collectif Tekno Anti Rep est né en 2022 en soutien au mouvement free-party en Italie, à la suite du décret anti-rave et de la répression qui a suivi. Il poursuit aujourd’hui son engagement en France pour défendre la culture des fêtes libres face à la répression et aux discours médiatiques qui la stigmatisent.
À travers des actions de communication, le collectif informe le public sur les réalités du mouvement, lutte contre la désinformation et documente les violences et interventions subies par les organisateur·ices et participant·es. Il valorise également les dimensions artistiques, culturelles et autogérées des free-parties, tout en encourageant les initiatives locales et les liens avec d’autres milieux alternatifs et militants.
Enfin, Tekno Anti Rep travaille à conserver et transmettre la mémoire du mouvement en constituant une base d’archives (articles, photos, vidéos, communiqués), afin de préserver l’histoire et la culture des fêtes libres.

À propos du FSJS (Fond de soutien juridique des Sounds)
L’association a pour but d’apporter un soutien juridique, administratif et moral aux participants.es et aux acteur.ices des manifestations à caractère musical.
Que ce soit avant, pendant ou après la manifestation nous sommes présents.es pour toutes les personnes qui ont besoin de conseils pour amener à bien leur événement.
À propos de TECHNO +
Techno+ est une association française créée en 1995, spécialisée dans la réduction des risques en milieu festif, notamment dans les événements liés aux musiques électroniques. Elle intervient directement sur le terrain pour informer, prévenir et accompagner les publics, avec une approche bienveillante et non jugeante, afin de promouvoir des pratiques festives plus sûres et responsables.
DJ Set
22h-00h30
Long Courrier
DJ Kpsule
Kpsule est une artiste tekno ayant découvert la free party en 2020. En parallèle, elle a commencé à s’intéresser au DJing. Amoureuse du mouvement, ses sets s’inscrivent dans les styles qui la caractérisent. Elle vous proposera un set mêlant Trance et Tribe pour cette première édition de l’Apérotalk.

DJ Lambda23
Dansez sur les rythmes hypnotiques et les mélodies transcendantes sélectionnées et mixées par Lambda23.
Originaire du sud de la France, elle arrive à Paris en 2020. Elle découvre à cette période les joies du mix, et commence à jouer en free.
Spécialiste des lignes d'acid et des rythmiques envoûtantes, la Tekno est son crédo.
Après de multiples apparitions, Lambda23 joue aussi pour des collectifs, en majorité à Paris.
Ses mix sont travaillés avec cette idée de porter les styles plus loins, et d'en faire profiter à qui veut les écouter.
Laissez-vous transporter dans le monde de Lambda23, un monde où le temps, marqué par la basse, offre un magnifique décors.

L'exposition de Talesofrave
“Fête libre, transgression et répression”
La fête libre est une alternative transgressive aux soirées payantes dans les clubs. Elle prône L’autogestion, la liberté, l’inclusion et le partage. On y crée d’autres espaces-temps où les règles ne sont plus celles de la société.
Cette exposition mêle des prises de vue réalisées par la photographe Talesofrave pendant le Teknival de Redon (juin 2021) et la free party de Parnay (mai 2024) ainsi que des photographies Capturées lors de diverses free party ces dernières années, notamment en hommage à Steve.
Ces deux fêtes libres sont des dates importantes car la répression y a été particulièrement violente. Les photographies, prises sur le vif, traduisent le passage de la joie de se retrouver spontanément, d’être libre de danser à l’incompréhension et la sidération de voir du matériel détruit et des participants blessés.
Pourtant, même dans l’urgence, les participants sont solidaires : on s’entraide pour mettre le matériel de sono en sécurité, on s’enlace en silence pour se réconforter, on aide un inconnu à se relever.


