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Peuples autochtones, lanceurs d'alerte

On se souvient du film Avatar, sorte de Pocahontas futuriste en 3D qui raconte l’histoire d’un peuple racine en symbiose avec la nature perturbée par l’arrivée des humains. Un choc de deux univers qui montre l’importance vitale du lien à la Nature “Tsaheylu” permettant de relier physiquement humanoïdes, animaux et même les arbres.

Or cette histoire est bien réelle et en 4D pour nombre de peuples autochtones pour qui la préservation de l’environnement n’est même pas une question tant c’est une évidence. C’est ce savoir simple et ancéstral que nous voulions partager avec les peuples autochtones qui font escales à Ground Control une semaine : ils viennent lancer l’alerte.

Exposition sonore : La voix des femmes autochtones

C’est une voix lointaine, juste un murmure, couvert par les bruits du monde. Dans ces sociétés autochtones, les femmes sont encore trop souvent exploitées et discriminées. Aujourd’hui certaines luttent contre ces injustices et s’engagent sur le terrain. Leurs actions sont un modèle de résistance et d’émancipation.

Les récits des femmes Autochtones dans vos oreilles

Dans les sociétés de tradition orale, la transmission des savoirs et de la culture, est une arme de résistance et d’émancipation. Anne Pastor, journaliste et co-fondatrice de la plateforme documentaire La voix des femmes autochtones propose une immersion sonore dans une histoire ancestrale.

Elle met en lumière la parole des 150 millions de femmes autochtones autour du globe. « La Voix des Femmes Autochtones », soutenue par une fondation pour la promotion des femmes et des jeunes filles, le ministère de la Culture et de l’Outre-mer, a été lancée le 10 décembre 2018. Cette plate-forme a pour ambition de porter et diffuser la parole des femmes autochtones à travers le monde, femmes qui dans leur manière d’être, d’agir et de penser sont un laboratoire d’idées pour demain.

Projection du film de Human Conet “L’appel de la Terre”

Jusqu’où irez-vous pour défendre tout ce qui vous tient à cœur? Êtes-vous disposés à risquer votre vie? Celle de vos proches? Les peuples autochtones en Colombie n’ont guère le choix face aux intérêts des grandes entreprises et à l’indifférence de l’État. Pire encore, l’anarchie qui règne sur leurs terres fait le lit des groupes paramilitaires qui, par menaces et violence, répriment leur combat contre la pollution et l’exploitation des ressources naturelles. Découvrez les luttes et les épreuves quotidiennes des défenseurs de notre mère la Terre qui s’acharnent sans relâche à préserver l’environnement et leurs traditions malgré les intentions néolibérales du pouvoir en place.

“On n’hérite pas la Terre de nos ancêtres, on l’emprunte à nos enfants” dit ce proverbe amérindien.

La troisième édition des soirées Coécrivons Demain faisait le lien entre nos ancêtres et nos enfants. Comment pouvons-nous coécrire l’avenir au regard des sagesses ancestrales des civilisations premières ?

Expo : Tierra Aliwa

Le peuple Sikuani vous raconte son histoire… Retrouvez les photographies et les extraits d’entretien d’un peuple venu d’ailleurs, attaché à ses terres et à sa préservation.

Le projet Tierra Aliwa est une le fruit d’une collaboration entre l’organisation Human Conet, l’Autoridades Tradicionales Indigenas de Colombia Gobierno Mayor – Autorité traditionnelle autochtone de Colombie et la communauté Sikuani d’Aliwa Cupepe.

Son but est l’obtention du titre de propriété collective des terres d’Aliwa, un territoire s’étendant sur près de 90 000 hectares, porte d’entrée à la forêt Amazonienne.
Sa stratégie combine un volet juridique et l’utilisation de l’audiovisuel pour mobiliser la société civile et protéger les droits fondamentaux des personnes vivant à Aliwa. Luttons pour la protection des Terres d’Aliwa en Amazonie !

Le dernier front pour la protection de Mère Nature

De la politique d’exclusion de la deuxième génération au Canada jusqu’à la série d’assassinats de chefs autochtones en Colombie, les exemples ne manquent pas et le constat est froid et accablant : les forces politico-financières veulent exploiter les territoires ancestraux et pour ce faire, les peuples autochtones et leurs “droits” doivent disparaître.

C’est un fait, l’existence des peuples autochtones contredit les fondations du mode de vie occidental. En effet, qu’a-t-on à gagner en octroyant un titre de propriété collective de milliers d’hectares de terres fertiles et regorgeant de ressources à des communautés d’une centaine ou d’un millier de personnes ? Rien, si nous regardons cela à travers le prisme du développement économique si cher à nos politiciens et aux leaders de notre monde. 

Tout, si, comme les millions qui se lèvent aujourd’hui pour demander une justice climatique, nous considérons que sans nature il n’y aura plus de vie, ou du moins, plus de raison de vivre.

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dossier publié en juillet 2019

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