Protéger la diversité, la liberté et l’indépendance du secteur culturel 

En France et à l’International, les acteurs et actrices de la culture, confrontés à multiples crises et difficultés mais aussi à l’impérieuse nécessité de rester accessibles et vivants, organisent la résistance. Une résistance pour protéger la diversité, la liberté et l’indépendance. Une résistance pour ne pas sombrer dans la crise économique face à des secteurs qui seraient jugés plus importants. Une résistance pour éviter une récupération à des fins politiques ou économiques peu réjouissantes.

L’une des façons de résister est de s’assurer d’une meilleure connaissance de la part du public, des mécanismes à l’oeuvre. Une compréhension indispensables pour faire les choix qui engagent.

À l’occasion de la sortie de l’Atlas de la Culture, un ouvrage qui fait la pédagogie du secteur culturel dans ses aspects, économiques et géopolitiques, nous avons eu envie de proposer à Antoine Pecqueur une soirée spéciale autour des grands enjeux du secteur culturel en temps de crise.

Crise sanitaire, crise économique, mais aussi tensions politiques et géopolitiques. Ces deux tables rondes visent à dresser un état des lieux du secteur de la culture en France et à l’international, et abordent les différentes propositions de sortie de crise qui pourraient voir le jour.

En France, comment réinventer le secteur culturel ?

Le Covid-19 a frappé de plein fouet le monde culturel. Après plusieurs mois d’arrêt, le secteur reprend progressivement. N’est-ce pas l’occasion de réinventer aussi son fonctionnement ? Avec davantage de transparence économique, une meilleure répartition entre Paris et les régions, une prise en compte de l’écologie, des revenus moins inégaux entre les artistes…

Le secteur repose sur une mixité entre acteurs publics et privés, entre grands groupes et indépendants. Comment arriver à la coexistence de ces différents intérêts sur un secteur affaibli ? Un choix politique.

Une table ronde animée par Antoine Pecqueur, musicien, journaliste et auteur, avec :

Kevin Ringeval, BaRk agency, représentant de Technopol et de l’Appel des Indépendants de la culture et des médias
Sarah Schmitt, Festival Rock en Seine
Nicolas Champion, Playtime
Margot Lallier, association Arviva

La culture, au cœur des enjeux géopolitiques mondiaux

Des révolutions arabes au soulèvement biélorusse, la culture se retrouve en première ligne dans les grands bouleversements géopolitiques. D’un côté, les régimes les plus autoritaires l’utilisent comme un puissant outil de propagande : en Chine, le même conglomérat public est leader en vente d’armes et en construction d’équipements culturels ; en Hongrie, le budget culture est proportionnellement le plus important de toute l’Europe.

Mais en face, les artistes sont aussi des activistes et font de la culture un moyen de résistance, sur place (comme le montre l’orchestre de résistants d’Hong Kong) ou en exil, avec l’exemple du Théâtre libre de Biélorussie, basé à Londres. Les puissances démocratiques se retrouvent elles dans une délicate position d’équilibriste, préférant de plus en plus confier la culture aux philanthropes plus qu’à la puissance publique.

Une table ronde animée par Antoine Pecqueur, musicien, journaliste et auteur, avec :

Ivan Karizna, violoncelliste biélorusse
Sébastien Lagrave, Festival Africolor
Alexandre Kazerouni, politologue chercheur à l’École Normale Supérieure

En fin de vidéo, Ivan Karizna interprète un prélude de la sixième suite pour violoncelle seul de J.S. Bach.

Evénement du 17/09/2020 – Captation et montage : Fred H / fred-h.com

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